Le X100T pour quel usage ?


Robert CAPA
Le FUJIFILM X100T a été conçu historiquement pour la photo de rue pour sa discrétion, son look rétro "inoffensif" aux yeux des gens, sa qualité d'image sans compromis rappelant le LEICA et la possibilité de régler à l'ancienne à l'aide de molettes les paramètres de vitesse ainsi que d'ouverture, même l'appareil éteint. Cela étant, il se révèle à l'usage très polyvalent ainsi que très étonnant pour tous les sujets photographiques avec ses nombreux rendus argentico-numériques (11 au total) très pertinents (architecture, portrait, paysages, nocturne, manifestations, musées,...). 

J'ai depuis rétrogradé bien volontiers mes deux lourds reflex NIKON et leurs six objectifs à la seconde place pour faire du X100T mon boîtier photographique principal (tout autant compact, discret, agréable à utiliser que très léger - 440g) pouvant m'accompagner partout si besoin est, pour pouvoir me consacrer exclusivement à la photo d'émotion à la focale unique de 35 mm. Une façon de travailler bien particulière rappelant celle de mes plus illustres aînés comme Robert CAPA (1913-1954) car en l'absence de zoom avec variation de focales (chose devenue tout à fait habituelle de nos jours sur tous les appareils compacts), il devient nécessaire d'être autrement plus inventif et audacieux dans les cadrages pour construire des photographies ayant du sens. En souvenir de ce même très illustre aîné précédemment cité, quand je rate une ou plusieurs prises, j'ai dorénavant habitude de me rattacher presque constamment à son conseil le plus connu : 

"Si vos photos ne sont pas assez bonnes, c'est que vous n'êtes pas assez près.".

LE FUJIFILM X100T avec tout à fait spécialement sa montée extraordinaire dans les ISO avec un bruit numérique restant très contenu jusqu'à la valeur de 6400 a totalement contribué à métamorphoser ma pratique photographique dans toutes ses directions. Pour la quasi-totalité de mes images, j'ai pu oublier définitivement la nécessité d'un trépied pour les instantanés nocturnes ou en intérieur, l'encombrement d'un sac avec celui de mes divers objectifs, le poids de mes boitiers, les post-traitements trop longs visant à optimiser les images pour me concentrer totalement sur l'émotion ainsi qu'à la pratique pure de la prise de vue. Réaliser des images souvent meilleures qu'avec mes reflex NIKON avec presque toujours les deux mains dans les poches, c'est tout de même grandiose !