25 juin 2017 : On en apprend toujours encore de son appareil

L'appareil réglé en mise au point manuelle, je me suis montré quelque peu aventurier en sortant de ma zone de confort habituelle. C'est toujours en sortant de notre zone de confort que l'on découvre toujours un peu plus son matériel, même deux ans après son achat. Il faut savoir se mettre en danger, au même titre que pour la focale de 28mm dont je renouvelle l'usage dans cette troisième série. Le bord de la Marne, atteint après une demie-heure de marche, représente le cadre de cet égarement. A la limite, j'oserai proclamer que la légère imprécision de mise au point engendrée par mes efforts tous personnels dans la focalisation apporte un petit rendu analogique, loin d'être décevant car apportant sa petite touche de caractère à ces quelques produits. J'étais réellement parti avec mon boitier pour me dégourdir les jambes et m'amuser mais certainement pas pour du sérieux. C'est finalement plutôt réussi pour de la dilettante technique... :)







22 juin 2017 : Quelques vues dans le Parc Astérix (Oise - 60)

Qui ne connaît pas le célèbre parc d'attraction ouvert en 1989 en hommage aux irréductibles gaulois ?



















X100F : Mes propres impressions


Tous les deux ans environ, le X100 bénéficie de sa remise à jour avec une liste d'améliorations et de nouveautés. La sortie de la quatrième version (Four) sous la désignation X100F de ce LEICA pour le "pauvre" est survenue en début d'année 2017. Jusque-là silencieux sur le nouveau venu car préoccupé par d'autres sujets et n'ayant pas été très photo-actif ces quelques mois, je tenais tout de même à m'attarder rapidement sur cette question. L'arrivée du X100F a signé bien naturellement une baisse visible de la fréquentation de mon blog puisque dédié nommément au X100T. La nouveauté possède cet attrait naturel faisant rapidement oublier le passé.

Le X100F progresse sur un petit nombre de spots techniques :
  1. Un nouveau capteur, le X-Trans™ CMOS III APS-C de 24,3 millions de pixels
  2. Étendue de la sensibilité ISO maxi d'un RAF à 12800 ISO au lieu de 6400 ISO pour le T
  3. Choix de la sensibilité ISO, désormais directement sur la molette des vitesses
  4. Étendue de la gamme de l'IL de compensation de l'exposition automatique
  5. Une nouvelle molette sur la façade avant
  6. Un réagencement de la face arrière conforme au X-Pro 2
  7. Un nouveau mode de simulation ACROS pour le Noir & Blanc
  8. Sous réserve d'acheter les nouveaux convertisseurs WCL-X100 II et TCL-X100 II, ils sont désormais directement reconnus à leur installation par le X100F, sans avoir à lui spécifier manuellement leur utilisation dans le menu ou via le raccourci Q personnalisable.
Sinon, pour le reste, la philosophie du X100 demeure indémodable depuis 2011 :
  • Toujours le même fantastique objectif natif de 23mm (équivalent 35mm)
  • Un choix immédiat de l'ouverture et de la vitesse
  • Une permutation efficace entre un viseur galiléen inversé et un autre, électronique
  • Un OVF qui ne progresse pas, en réduisant toujours la précision de cadrage à 90%
A mon sens, le X100T demeure la version qui avait réellement sonné le seuil de maturité de l'appareil ; le X100F m'apparaissant plutôt comme un simple alignement sur son frère, le X-Pro 2. Je conclue ainsi sur le X100F car après douze ans de photographie numérique et deux ans de productions avec le X100T, je tire plusieurs enseignements importants :
  1. Si le cadrage est rigoureux dès la prise de vue, une résolution de 12 millions de pixels s'avère suffisante. Plus l'image compte de points, plus elle prend de la place sur un disque dur et ce n'est pas forcément nécessaire qu'elle soit si lourde pour un amateur qui tire rarement ses photos sur papier et de surcroît, bien souvent à des formats modestes. Un capteur de 24,3 millions de pixels apporte finalement rien de réellement qualitatif, à moins d'être professionnel.
  2. Le viseur OVF est génial pour la photo sur le vif mais le jour où il sera compatible avec des cadrages 100% de précision, avec pour principal avantage sur l'EVF de montrer les pourtours de la scène en dehors du cadre, ce sera un progrès historique du X100.
  3. La simulation CLASSIC CHROME apparue dans le X100T fut un grand bon en avant pour la couleur et elle demeure incontestablement mon film préféré mais je ne peux en dire autant pour le mode ACROS pour le Noir & Blanc qui ne bouleversera pas mes habitudes.
  4. La molette des ISO directement implantée dans celle des vitesses est très largement discutable. Beaucoup d'utilisateurs du X-Pro 2 ont montré leur avis dubitatif sur cette évolution finalement mineure, susceptible au contraire d'apporter davantage d'ennuis que le progrès escompté. Cette molette des ISO me semble d'autant plus inutile sur le X100F que ce type de boitier s'utilise bien largement avec bonheur en mode ISO automatique jusqu'à 6400 ISO. L'appareil s'adapte ainsi constamment aux conditions de luminosité en respectant la vitesse minimale de notre choix. A quoi bon donc complexifier un boitier légendairement fabuleusement simple et efficace avec l'apparition d'une telle molette ?
Vous aurez donc compris, sauf incident, qu'il n'est pas question pour moi de céder aux sirènes de l'innovation, surtout lorsque celles-ci ne s'accompagnent pas de progrès réellement majeurs comme en 2015 avec le X100T, qui avait vu notamment l'instauration d'un télémétrique électronique dont les évolutions apparaissent bien timides sur le nouveau X100F.

Ceci étant, mon constat possède cette substance rassurante que FUJI, à l'image de LEICA, soit en mesure de nous proposer des innovations suffisamment facultatives par rapport à l'essentiel pour que nos boîtiers puissent demeurer tout à fait performants et fonctionnels sur la ligne d'une philosophie inoxydable simple : Saisir l'instant...Simplement, avec ce qu'il y a de plus éprouvé.

10 juin 2017 : Parc de Bagatelle, regardons plus large !


Ce samedi 10 juin 2017, le soleil frappait fort. En rentrant le soir, mes bras et mon cou manifestaient d'un ensoleillement marqué. Rougeurs et sensation de brûlure étaient au menu. Toutefois, par le port de la casquette et d'infimes autres précautions, l'exposition fut moins problématique que prévu. Un massage avec une crème à base de Miel de Thym et de Propolis verte donna des effets étonnants en moins de 48h. Pour certaines photos, il faut parfois savoir payer de sa personne et je ne regrette point ces petites souffrances, en somme. Depuis le mois d'avril 2015 (date de son achat), je n'avais jamais procédé officiellement à un reportage en utilisant la configuration X100T + WCL-X100. 

J'avais testé le convertisseur immédiatement après son achat dans le jardin de mes parents, au milieu d'un parterre magnifique de tulipes et il m'avait laissé sur un bien étrange sentiment de déception, au point que je ne l'avais pas réutilisé depuis, y préférant bien largement sa focale primitive ou pour la photo de rue, le TCL-X100. Initialement acquis pour me donner davantage de dégagement pour la photographie des intérieurs de monuments (châteaux, églises,...), j'étais resté craintif quant à sa capacité à focaliser correctement sur des objets proches, suite à certaines observations se révélant aujourd’hui bien heureusement erronées. Jusque-là, pas d'occasion réelle pouvant me motiver à officialiser l'utilisation du WCL-X100 jusqu'à ce fameux jour où je programmais enfin une sortie à la découverte du Parc de Bagatelle à Paris XVIème. Pour ce cadre magnifique, la focale de 28mm s'est naturellement imposée à mon esprit. Tout particulièrement favorisée dans ces perspectives, c'était enfin l'occasion objective de donner réellement une nouvelle chance à ce complément optique, si longtemps boudé, sans prendre trop de risques d'une éventuelle nouvelle déconvenue, d'autant que son coût neuf n'est pas anecdotique pour un amateur.

J'ai réalisé ce 10 juin 2017, image après image, contrairement à bien de mes idées reçues sur lesquelles j'étais resté verrouillé (pendant beaucoup trop longtemps !), tout le bien réel que beaucoup d'utilisateurs peuvent éprouver depuis tant d'années pour le WCL-X100 et aussi, surtout, à ma grande surprise, ma compatibilité créative personnelle avec la focale de 28mm. Comme avec le TCL-X100, l'utilisation de ce convertisseur s'exprime par une perte optique quasi-indétectable, avec l'exploration de perspectives nouvelles bienfaitrices à bien des égards. Ma satisfaction fut telle au cours de ce reportage d'officialisation qu'il n'est pas impossible que le WCL-X100 stationne quelque-temps sur mon X100T pour une petite série de productions à venir. D'autant, vous le verrez vous-mêmes à travers cette sélection de dix images sur une quarantaine au total, je dois à ce léger dégagement sur les bords de quelques millimètres de focale, la composition d'images entrant directement parmi mes préférées en douze ans de photo. Pourquoi avoir attendu si longtemps ???











27 mai 2017 : Coupvray (77)

Après une séance d'observations de la nature au bord d'un petit étang, la providence de toute évidence m'a mis le village de Coupvray sur ma route. Arrêt sur la place de la Mairie avec son confortable parking à voitures et découverte du monument aux morts et de l'église d'un village mondialement connu pour une invention révolutionnaire pour les aveugles : Le Braille.










23 mai 2017 : Jeux de lumières à proximité de Gouvernes (77)

Depuis début avril, malgré l'arrivée de la belle saison, mes photographies furent rares, à l'image finalement du cycle enclenché depuis l'été 2016 marqué par l'hospitalisation de ma main droite. Beaucoup moins d'images mais pas forcément moins de curiosité. Se réinventer fréquemment est très important dans une vie. Ceci passe parfois par le choix du relâchement voire d'une certaine forme d'abandon se révélant presque toujours salvateur pour tout artiste. L'appareil photo, bien que toujours dans le sac à dos, fut relayé au second rang par une pratique assidue de la paire de jumelles et de ma longue-vue sur la faune volante, les oiseaux en somme ou sur les amphibiens. Tout ceci se cumulant au repérage de sites naturels où trouver mes sujets d'observation. La Seine-et-Marne est très riche et très forte de ses nombreux lieux où réaliser des observations intéressantes.

Cette exploration du 23 mai 2017, bien que dès lors très réussie par l'observation visuelle d'un héron cendré, d'un couple de Grèbes huppés mais également d'un Rouge-Gorge, je fus irrémédiablement séduit par les jeux de lumière en sous-bois et la photographie s'imposa naturellement. L'une des rares fois que la forte saturation des couleurs de la FUJICHROME VELVIA se révéla la meilleure pour ce type précis de sujets dans l'utilisation du X100T, plutôt habituellement grand adepte des rendus doux et subtils de l'ASTIA ou de la CLASSIC CHROME.